Un opérateur économique dénonce la perception illégale des taxes

 Publié le 08/11/2018 à 15h35

Un opérateur économique dénonce la perception illégale des taxes

Neuf barrières sont érigées sur la nationale n°1 dans son tronçon situé entre N’sele/DAIPN (Est de Kinshasa) et Kenge-ville, chef-lieu de la province du Kwango, où des taxes sont imposées à chaque passager sur les motos-taxi où à bord des véhicules, a constaté l’ACP mercredi 07 novembre. Ces barrières, dressées par certains services étatiques, sont visibles à N’sele Bambou, au village « Mboka Polo », à Dumi, Mbankana, Mongata, Batsiango, au pont Kwango, à Bukanga Lonzo et à l’entrée de la ville de Kenge.

Les taxes allant de 500 à 7.000 Fc varient d’une barrière à une autre, à l’aller comme au retour. Contacté par l’ACP, un opérateur économique qui a requis l’anonymat a fustigé la multitude de ces barrières et dénoncé la perception illégale des taxes.

Selon lui, « ce système ne répond en aucun principe d’égalité car, seuls les passagers à bord des engins de transport public (taxi-moto, taxi, taxi-bus, et camions de marchandises) sont taxés, tandis que ceux à bord des véhicules personnels où des bus de sociétés de transport ne le sont pas ».

Ces tracasseries, a souligné l’opérateur économique, ont « des répercussions sur le prix à Kinshasa des produits agricoles en provenances de l’intérieur du pays et celui des produits manufacturés, dans les périphéries de la capitale
ou en province ».

Par ailleurs, l’instauration à Mongata, au plateau de Bateke, de la « taxe de tourisme » pose aussi problème aux transporteurs qui déplorent également la lenteur avec laquelle travaillent les agents commis au poste de vérification des documents de bord à Batsingo.

avec ACP

 

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